Pose de caméras en copropriété : ce que dit la loi

Pose de caméras en copropriété : ce que dit la loi

La vidéosurveillance en copropriété peut être une solution efficace pour lutter contre les intrusions, dégradations ou vols. Mais son installation soulève des questions juridiques et éthiques : qui peut décider de l’installation ? Quelles sont les règles légales à respecter ? Un copropriétaire peut-il installer une caméra devant sa porte ?


Peut-on installer des caméras dans les parties communes ?

📌 Décision en Assemblée Générale
L’installation de caméras dans les parties communes (hall, parking, cour intérieure…) doit être votée en Assemblée Générale à la majorité absolue (article 25 de la loi de 1965).

📌 Réglementation CNIL
Les caméras ne peuvent filmer que les espaces communs et ne doivent pas capter la voie publique ou l’intérieur des logements.

📌 Affichage obligatoire
La copropriété doit informer tous les occupants de la présence de caméras par une signalisation visible.

Si ces règles ne sont pas respectées, les images ne peuvent pas être utilisées légalement en cas de litige.


Un copropriétaire peut-il installer une caméra devant sa porte ?

Un copropriétaire a le droit d’installer une caméra devant son logement, à condition de ne pas filmer les parties communes ou l’entrée des voisins.

Si une caméra surveille un espace commun, elle est illégale, sauf si elle est déclarée et approuvée par la copropriété. En cas d’abus, un voisin peut exiger son retrait en justice.


Quelles sanctions en cas de non-respect des règles ?

Caméra installée sans autorisation en parties communes : le syndic peut exiger son retrait immédiat.

Absence de signalisation des caméras : la copropriété risque une amende de la CNIL pouvant aller jusqu’à 1,5 million d’euros en cas de non-conformité.

Atteinte à la vie privée : filmer ses voisins ou un espace privé sans leur consentement est passible de 45 000 € d’amende et un an de prison (article 226-1 du Code pénal).


La pose de caméras en copropriété améliore la sécurité, mais doit respecter la loi pour éviter tout litige. Un vote en AG et une signalisation claire sont obligatoires pour une installation légale et conforme aux règles de la CNIL.

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